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Sanctity - Road To Bloodshed

Il y a des albums comme ça, auquel on s'intéresse que par curiosité. C'est le cas de celui d'aujourd'hui, étant donné que c'était pour moi un groupe totalement inconnu avant d'avoir vu le clip sur MTV. Il s'agit donc du groupe au nom étrange de Sanctity, avec l'album intitulé Road To Bloodshed.



Au premier abord, ce groupe m'avait interpellé (ainsi que mes compatriotes d'Odd Inertia) par leur puissance et leurs riffs acérés, entre le death et le hardcore, rapide à l'allure d'un bon thrash des chaumières. Seule la voix, quelque peu déroutante et "pas vraiment dans le ton", nous avait gêné, mais me disant qu'au fur et à mesure des chansons ça passerait, je me suis donc penchais sur ce cd.
Autre bémol, le petit break metalcore, qui sonnait vraiment réchauffé et qui venait ternir la qualité de la chanson.
C'est donc avec l'espoir que cet album ne soit pas un énième album de metalcore (parce que bon, ça commence à lasser) que j'insère la galette dans mon ordi.

La première chanson est justement celle du clip vu sur MTV, Beneath the Machine (vous pouvez même le voir plus bas ! youhou !), je ne vais donc pas me répéter, j'ai déjà dit plus haut ce que j'en pensais.
Je passe donc directement à la seconde et là, au rage au désespoir, des riffs rapides à l'allure du heavy, du chant clair, du Trivium ?
Et oui vous l'aurai compris, Sanctity n'est rien d'autre qu'un groupe de metalcore parmi tant d'autre ... Malheur, mes espoirs étaient donc infondés.
Pas grand-chose d'original, hormis peut être le fait que ce groupe semble plus s'orienté vers les sonorités heavy du metalcore, un peu a l'instar d'un Trivium, avec beaucoup de solos, des passages "aériens" entrecoupés d'autres en pal mute lourd, bref toute la panoplie habituelle.

Je me permet ici une petite incartade en devient un peu du sujet et je me resitue il y a de ça ... combien ... ? Dix ans maintenant.
Il y a 10 ans donc, on peut dire sans conteste que c'est le neo metal qui avait la cote, avec ces riffs simplistes, beaucoup de mid tempo, tranchant littéralement avec la virtuosité d'un heavy métal ou la rapidité d'un thrash et préférant se concentrer sur la lourdeur et l'essence même d'un son brute et massif.
Mais de nos jours, il semble que nous prenons un tournant, et un peu comme les cycles de mode qui reviennent plus ou moins régulièrement, et c'est donc une sorte de retour aux source qui s'effectue, avec ce que l'on appelle la New Wave Of American Heavy Metal.
Au placard le neo métal, les groupes ayant fait leurs beaux jours avec ce style disparaissant peu à peu et laissent la place sur le devant de la scène à des groupes qui se sont remis à faire des solos, à accélérer les rythmiques de batterie, qui revisite le thrash d'antan à la sauce hardcore et moderne. C'est l'avènement du Metalcore. On trouve ainsi des groupes phares de ce mouvement tel que Trivium, Shadows Fall et bien sur Killswitch Engage (en quelque sorte les précurseurs de cette nouvelle vague).
Mais comme tout phénomène de mode, le metalcore connaît des déviances. Ainsi on peut trouver du très bon comme du très mauvais.
Certains groupes ont choisi la différentiation par le brutal, utilisant tout ce qui a de plus death et hardcore dans ce style, afin de l'exhaler et servir un métal qui combine parfaitement la mélodie du metalcore avec l'agressivité léguer par les papas Slayer. Je citerais ici Chimaira.
D'un autre coté on a les groupes qui ont choisit la différentiation par la mélodie, qui certes démocratise le style en couvrant un public plus large, avec des passages presque pop, beaucoup (trop) de chant clair, des mélodie rabachés et un peu niaises, mais qui perdent quelque peu l'essence du métal qui restera la brutalité, quoi qu'on en dise ou qu'on en pense. Je citerai ici Bullet For My Valentine.
Au milieu de ces deux extrêmes on retrouve une flopé de groupes, qui surf sur la vague, sans vraiment se démarquer les uns des autres et qui font qu'au final ce courant qui aurait pu paraître original de prime abord est victime de son propre succès et fini par nous lasser. Je ne lui donne pas 3 ans pour s'éteindre et subir le même sort que le neo, mais attention, ça n'engage que moi.


Pour revenir sur Sanctity, c'est un groupe qui se situe dans le ventre mou dont je parlais tout à l'heure, sans véritable originalité et qui ne se démarquant pas par des sonorités atypiques.



Je vais pas m'étendre sur la chronique, et à la limite je vous renvois à celle de Trivium car les similitudes entre les deux groupes sont plus que flagrantes. Dommage pour eux, puisque Trivium est arrivé avant eux, et ont pourrait les accuser de plagia.
Mais bon, si ont commence à plaider le plagia, c'est une bonne parti des groupes américains qui vont être condamner :P
Non, blague a part, finalement Sanctity à le seul tort d'être arrivé après la guerre...



Bon je vous laisse quand même avec le myspace du groupe et une petite vidéo de ce fameux clip, qui finalement m'aura induit en erreur.




Chronique à venir :
Daath - The Hinderers

# Posté le mardi 17 avril 2007 06:10

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