Voila enfin la chronique d'un album très attendu par les fans mais aussi par les autres. Il s'agit du dernier Dimmu Borgir qui porte un nom toujours aussi "evil" : In Sorte Diaboli.
Mais au delà des clichés que peuvent rabacher les groupes du genre, intéressons nous plutôt ici à la musique pure et dure, et voyons si Dimmu, groupe maintenant mythique, mérite son titre de mythe.
Mais au delà des clichés que peuvent rabacher les groupes du genre, intéressons nous plutôt ici à la musique pure et dure, et voyons si Dimmu, groupe maintenant mythique, mérite son titre de mythe.
Dès le premier titre, qui semble d'ailleurs être le "single" de cet album (voir la vidéo ci-dessous), Dimmu nous plonge dans une atmosphère particulière. En effet, beaucoup vont s'imaginer se retrouvant sur un champ de bataille, scrutant une plaine jonché de cadavres. Ainsi, les norvégiens annonce le ton : cet album sera épique ou ne sera pas. On retrouve ainsi tout au long de l'opus cette atmosphère guerrière et épique, qui pourrait nous rappeler certaine musique de film, tellement la musique et peaufiné et travaillé. En effet, à l'écoute de ces chansons je ne serai pas choquer d'en entendre l'une d'elle dans un autre contexte, à savoir un film de guerre médiévale, ou plutôt une épopée viking ou une croisade au nom de Satan, dans le cas présent. Que ça soit l'intro de The Serpentine Offering, les samples de hennissements sur l'interlude The Fallen Arises, les c½urs puissants de The Sinister Awakening ou sur le début de The Fundamental Alienation, cette ambiance est présente partout et forme le fil conducteur de cet album.
Annonce : Le deuxième titre de ce In Sorte Diaboli est, après maintes écoutes acharnées, le meilleur de la galette. En effet, il se dégage de The Chosen Legacy une vraie puissance qui nous souffle. On prend une vraie claque, que ça soit avec les riffs ultra efficaces ou les envolées de double (merci Hellhammer), ce titre a vraiment tout pour séduire et on se met irrémédiablement à se défouler, dans un balancement "autistique".
Par la suite, les chansons s'enchaînent, toutes avec leurs lots de riffs black métal bien entendu (c'est quand même la marque de fabrique du groupe) que Dimmu cuisine à divers sauces. On retrouvera ainsi des passages très agressifs et dévastateurs avec des grosses parties de blast mais également des parties plus calmes, reposant plus sur l'ambiance et laissant de coté l'agressivité.
En tout cas, le tout est très homogène et plaisant, la musicalité du groupe trouvant sa place parmi les 9 titres de l'album, avec par moment quelques rebondissements, qui certes nous surprenne mais qui ne sont pas toujours opportun.
Par exemple, le clavecin dans The Sacrilegious Scorn qui nous rappelle les cours de Versailles et qui donne plus envie de rigoler qu'autre chose, le solo de clavier de The Sinister Awakening qui est franchement bof, et bien entendu le chant quasi lyrique de Vortex (rejoint par une chanteuse sur The Invaluable Darkness), qui se veut éloquent, mais qui de mon avis n'apporte absolument rien à la musique de Dimmu, je dirai plutôt même qu'il la dessert.
Les fans de la première heure de Dimmu seront ravis par la chanson The Fundamental Alienation. En effet c'est sans doute la plus "black" de l'album, avec ces riffs en aller retour utra rapide, son blast furieux et son ses lignes de clavier oppressantes, il se dégage une atmosphère démoniaque de cette chanson.
C'est avec The Foreshadowing Furnace que ce conclue In Sorte Diaboli, un bon titre pour finir, un peu à l'instar des autres en fait, toujours dans la veine de ce que Dimmu a pu faire par le passé. On pourrait d'ailleurs un peu critiquer cette non prise de risque, car hormis l'ambiance épique qui constitue une petite nouveauté, Dimmu nous ressert un métal déjà connu et entendu. Mais bon ils le font bien, et c'est bien ça l'important!
Au final, c'est un bel effort de la part de Dimmu Borgir, sans grosse prise de risque, un album qui ne casse pas des briques mais qui est plaisant à écouter, on ne s'en lasse pas.
Bref, ce n'est pas un indispensable mais c'est malgré tout un bon album. Avec une technique et un son exemplaire. Dimmu reste une valeur sure du métal et ils sont bien partis pour le rester.
Petit détail sans intérêt mais somme toute amusant : toutes les chansons commencent par "The"Bref, ce n'est pas un indispensable mais c'est malgré tout un bon album. Avec une technique et un son exemplaire. Dimmu reste une valeur sure du métal et ils sont bien partis pour le rester.
Comme promis je vous laisse avec la vidéo de The Serpentine Offering.
Pour ce qui est des liens, je vous laisse vous débrouiller tout seul ^^
Pour ce qui est des liens, je vous laisse vous débrouiller tout seul ^^