Ouf ! Cet album je peux vous dire que je l'attends depuis longtemps avec impatience, et c'est donc avec un plaisir non dissimulé que je vais vous en proposer la chronique.
Dés la première chanson, DevilDriver annonce la couleur : ça va envoyer sévère ! La puissance rythmique du groupe et toujours présente, je dirais même plus présente que jamais, avec le batteur John Boecklin qui s'en donne à c½ur joie sur la double et sur ses pauvres cymbales et tomes qu'il martèle incessamment, nous livrant des breaks fabuleux.
Rajoutez à cela des riffs acérés et rapides, ultra accrocheur, de quoi envoyer le steak en live et déchaîner les publics les plus timorés. Car oui, une chose et sure, les chansons de ce nouvel opus de DevilDriver sont indéniablement taillées pour le live, dégageant une débauche d'énergie hors du commun et nous la transmettant à travers un son tranchant et incisif, de quoi provoquer des pits des plus tonitruants (regardez la taille des circle pit sur DevilDriver et vous comprendrez). A ce titre, Clouds Over California constitue je pense le meilleur exemple : un véritable hymne au pit.
Chaque chanson et une déferlante de riffs efficaces, entre le hardcore et le death mais ça on connaissait déjà de la part de ce combo. La vraie nouveauté vient des nombreux passages death dit "nordique", comme sur These Fighting Words, qui nous laisse l'impression d'un Children Of Bodom ou d'un In Flames au meilleur de sa forme et de sa vitesse.
On remarque également une présence accrue de solo de guitare comparé à ce qui a pu être fait sur les deux précèdent album, et c'est un vrai bonheur car ils ne sont nullement superflus et apportent un véritable plus aux chanson telles que Monsters Of The Deep ou Head On To Heartache.
Ainsi, même si DevilDriver reste sur les bases d'un métal très puissant, s'appuyant essentiellement sur une rythmique pachydermique, ils apportent malgré tout quelques éléments novateurs avec des passages mélodiques finement ciselés et accrocheurs. A cheval entre différents styles ils apportent un métal novateur, inqualifiable et inclassable. Le seul reproche que l'on pourrait faire serait la simplicité des structures, mais bon, même si elles sont conventionnelles, elles font par ailleurs preuve d'une technicité et d'une efficacité à toute épreuve, donc je pense qu'on peux passer là-dessus ^^.
Bien sur, on ne peut pas parler de DevilDriver sans parler de Dez Fafara, le chanteur et leadeur du groupe. La quarantaine passée (et oui, le temps file !), son apport dans la formation est en effet incontestable. Avec ses cris puissants et haineux, ils nous envois à chaque fois une décharge de violence en plein dans la gueule. Pas de place au chant clair et à la guimauve, Dez nous crache toute son agressivité comme il sait si bien le faire, et Dieu qu'on aime ça !
Au final, un album incontournable. Les fans des deux opus précédent peuvent avidement se jeter dessus. Quand à ceux qui n'avaient pas été convaincu (est-ce somme toute possible ???), ils pourront peut être trouver leur compte dans des titres plus accessibles aux cotés mélodiques plus prononcés qu'auparavant, sans pour autant en dénaturer l'agressivité et la rage.
Malheureusement pas de clip pour le moment mais plutôt que de rien mettre voici une video qui illustre de quoi je voulais parler en disant "regardez la taille des circle pit sur Devil Driver et vous comprendrez"

