DevilDriver - The Last Kind Words

Grosse sortie, grosse chronique ! En effet c'est le retour des fabuleux DevilDriver et notre bon Dez avec leur tout nouvel album, intitulé The Last Kind Words ! Je n'aurais qu'une chose à dire, ça va dépoter dans les chaumières !



Ouf ! Cet album je peux vous dire que je l'attends depuis longtemps avec impatience, et c'est donc avec un plaisir non dissimulé que je vais vous en proposer la chronique.

Dés la première chanson, DevilDriver annonce la couleur : ça va envoyer sévère ! La puissance rythmique du groupe et toujours présente, je dirais même plus présente que jamais, avec le batteur John Boecklin qui s'en donne à c½ur joie sur la double et sur ses pauvres cymbales et tomes qu'il martèle incessamment, nous livrant des breaks fabuleux.

Rajoutez à cela des riffs acérés et rapides, ultra accrocheur, de quoi envoyer le steak en live et déchaîner les publics les plus timorés. Car oui, une chose et sure, les chansons de ce nouvel opus de DevilDriver sont indéniablement taillées pour le live, dégageant une débauche d'énergie hors du commun et nous la transmettant à travers un son tranchant et incisif, de quoi provoquer des pits des plus tonitruants (regardez la taille des circle pit sur DevilDriver et vous comprendrez). A ce titre, Clouds Over California constitue je pense le meilleur exemple : un véritable hymne au pit.

Chaque chanson et une déferlante de riffs efficaces, entre le hardcore et le death mais ça on connaissait déjà de la part de ce combo. La vraie nouveauté vient des nombreux passages death dit "nordique", comme sur These Fighting Words, qui nous laisse l'impression d'un Children Of Bodom ou d'un In Flames au meilleur de sa forme et de sa vitesse.

On remarque également une présence accrue de solo de guitare comparé à ce qui a pu être fait sur les deux précèdent album, et c'est un vrai bonheur car ils ne sont nullement superflus et apportent un véritable plus aux chanson telles que Monsters Of The Deep ou Head On To Heartache.

Ainsi, même si DevilDriver reste sur les bases d'un métal très puissant, s'appuyant essentiellement sur une rythmique pachydermique, ils apportent malgré tout quelques éléments novateurs avec des passages mélodiques finement ciselés et accrocheurs. A cheval entre différents styles ils apportent un métal novateur, inqualifiable et inclassable. Le seul reproche que l'on pourrait faire serait la simplicité des structures, mais bon, même si elles sont conventionnelles, elles font par ailleurs preuve d'une technicité et d'une efficacité à toute épreuve, donc je pense qu'on peux passer là-dessus ^^.

Bien sur, on ne peut pas parler de DevilDriver sans parler de Dez Fafara, le chanteur et leadeur du groupe. La quarantaine passée (et oui, le temps file !), son apport dans la formation est en effet incontestable. Avec ses cris puissants et haineux, ils nous envois à chaque fois une décharge de violence en plein dans la gueule. Pas de place au chant clair et à la guimauve, Dez nous crache toute son agressivité comme il sait si bien le faire, et Dieu qu'on aime ça !

Au final, un album incontournable. Les fans des deux opus précédent peuvent avidement se jeter dessus. Quand à ceux qui n'avaient pas été convaincu (est-ce somme toute possible ???), ils pourront peut être trouver leur compte dans des titres plus accessibles aux cotés mélodiques plus prononcés qu'auparavant, sans pour autant en dénaturer l'agressivité et la rage.



De toute façon, The Last Kind Words est le "best" de DevilDriver, piétinant sans vergogne la concurrence et déchaînant les foules. Mais au vue de leur progression constante je ne suis pas sur que cet assertion perdure. Ils risquent sans doute de nous re-pondre une fois de plus un album tonitruant, balayant tout sur son passage. Donc, à dans 1 ans et demi environs :)



Comme d'hab' je vous laisse le lien vers le myspace du groupe pour écouter le titre Not All Who Wander Are Lost.
Malheureusement pas de clip pour le moment mais plutôt que de rien mettre voici une video qui illustre de quoi je voulais parler en disant "regardez la taille des circle pit sur Devil Driver et vous comprendrez"

# Posté le lundi 25 juin 2007 04:03

Sebastien "Cartouche" Chabal

Alors là je vais sans doute vous surprendre de parler de ça dans ce blog. Ca n'a sans doute rien à foutre là, quoique ...

Je vais en effet vous parler de Rugby, et plus particulièrement d'un joueur, le grand, l'immense, Sebastien Chabal !

*

Né le 8 décembre 1977 à Valence et évoluant au poste de troisième ligne aile ou centre ou en deuxième ligne, il est surnommé "Cartouche" en raison de son talent pour administrer des plaquages tonitruants. Il porte aussi le surnom d'Attila, en référence à son apparence "barbare". En 2007, les médias néo-zélandais l'ont appelé respectueusement "Caveman" (l'homme des cavernes); en hommage à sa bravoure et à son look (barbe et cheveux longs).

Il a connu sa première sélection en équipe de France le 4 mars 2000 contre l'équipe d'Écosse. Mais peine à s'imposer. Remarqué et apprécié pour ses plaquages impressionnants, il ne convainc pas en attaque.

Lors de la coupe du monde 2003, il fait un match énorme lors de la finale pour la 3e place face aux All-Blacks en administrant deux gros plaquages offensifs à Carlos Spencer et Doug Howlett et un magnifique plaquage retourné (cathédrale) à Aaron Mauger. Malgré cela il ne fut pas retenu par Bernard Laporte pour le tournoi des six nations 2004.

Il revient en 2007, d'abord lors du tournoi des six nations 2007, puis lors de la tournée d'été. Lors des tests-matchs contre les All-Blacks, il marque les esprits avec un énorme plaquage sur Chris Masoe (limite du KO), et, porteur du ballon, d'un tampon colossal sur Ali Williams (fracture de la machoire).

Sébastien Chabal est finalement sélectionné pour la coupe du monde de rugby 2007 au poste de deuxième ligne, à la demande du sélectionneur Bernard Laporte. Son poste habituel est troisième ligne centre mais voici les explication du sélectionneur qui décrivent assez bien le bonhomme.
"En troisième ligne, il manque un peu de rugby comparé à un Harinordoquy. En deuxième ligne, il pourra se concentrer sur ce qu'il aime : le combat, les rucks."


*

Pourquoi vous parler de lui ? Tout simplement parce que je trouve qu'il est le meilleur exemple conciliant Métal et Rugby.
Premièrement de part son look, qui tient plus du bûcheron finlandais (brun) que du BG de bas étage.
Ensuite par son jeu, tout en impact et en puissance, qui n'est pas sans rappeler une certaine musique chère à ce blog ^^.
D'ailleurs, plus généralement, les rentrées en mêlées ne font elles pas penser à certain Wall of Death ? Les mols ou regroupements ne font ils pas penser à la désorganisation qui règnent dans les mosh pit ou les pogo ? Ce jeu, emprunt d'origine guerrière (le fameux Haka des Néo Zélandais), qui mêle technique et brutalité partage des points commun avec le musique métal, plus qu'on pourrait le croire, et je regrette les clivages qui existent entre les adeptes de ces deux différents bords, pas si différent que ça au final.

Pour finir, quoi de mieux pour illustrer ce barbu/chevelu que des barbus/chevelus eux même ! Je vous ai donc concocté une petite vidéo des actions mythiques de Chabal dans les deux derniers tests match contre les All Blacks avec en fond sonore An Ancient Sign Of Coming Storm de Amon Amarth.

Merci Chabal ! Et Stay Brutal !

# Posté le dimanche 17 juin 2007 18:28

Quand les chrétiens passent à l'assaut

Bonjour à tous!

Pas de chronique pour cet article mais j'avais envie de vous faire part de quelque chose qui m'a à la fois fait rire et pitié.

Vous êtes peut être au courant qu'une association de "fervents" chrétiens ont organisé une sorte de procession pour faire appelle à Dieu afin qu'il envoi un signe divin capable d'annuler le concert de Marilyn Manson à Toulon. Risible n'est ce pas ?

Sachez que ces "processions" comme je les aient appelé sont en fait des Jéricho de prière, et après s'être attaqué à Manson, les voila qui partent à l'assaut du Hellfest, festival impie et hérétique (festival de l'Enfer !) où des jeunes gens, sans valeurs morales, prônant le cannibalisme et le culte de Satan, parfois même se livrant à des orgies sexuelles mystiques où se mêlent sadomasochisme et autres déviances, se rencontrent dans une sorte de rassemblement démoniaque afin d'écouter de la musique (si on peut encore parler de musique...) aux paroles prônant la violence et la haine les faisant entrer dans une transe brutal dans laquelle ils secouent leurs cheveux (souvent longs et sales) et livrent un véritable combat avec quiconque se trouvant à proximité.

Mais trêve de plaisanterie (quoique ...), je vous laisse avec l'interview de l'instigateur de ces mouvements chrétiens, pris sur VS (d'ailleurs je les remercie grandement pour cet interview instructif qui montre que finalement, l'ignorance n'a pas de limite...)



Interview :

Comment avez-vous eu écho du festival Hellfest qui aura lieu à Clisson ?

Par des amis. Nous habitons dans la région et nous en avions entendu parler l'an passé.

Que représente ce festival à vos yeux ?

J'ai grandi dans un esprit rebelle avec mes parents. Je me suis tourné vers le Hard Rock assez tôt, écoutant les groupes de l'époque (dont certains tournent encore) : Trust ; Accept ; Def Leppard ; AC / DC ; Iron Maiden et bien d'autres, tous d'excellents musiciens quoi qu'il en soit. J'y trouvais inconsciemment un exutoire à la violence que j'avais en moi. Cela me donnait même une sorte d'énergie : je recherchais dans la puissance du son, comme une expérience fascinante face à ce déluge de décibels. Je comprends donc, je pense, ce que certains viennent y chercher. Si le Seigneur n'avait pas bouleversé ma vie, peut-être serais-je tenté d'y aller moi-même. Je sais que certains reçoivent cette musique sans devenir des fous furieux, j'en ai assez côtoyé, des baba hard. Ils sont plutôt sympas, pas méchants pour deux sous avec leurs longs cheveux et leur cuir bien graisseux. Ils tournent à la bière et s'amusent à leur façon, ils ont même des enfants. J'ai un bon copain qui s'est marié avec ses santiag'. Ça valait le détour à la messe! Le problème, c'est que depuis « le bon temps », d'autres sont apparus avec des intention beaucoup moins catholiques (désolé pour ce jeu de mots facile). Déjà, à l'époque de Kiss, certains concerts pouvaient tourner au malsain et au morbide. Puis il y a eu la vague Slayer dans les années 85 (déjà plus de 20 ans qu'ils tournent !). Ils n'avaient pas grand-chose à voir avec les Ozzy Osbourne ou les gens comme ça. En tant que prof d'anglais, je n'ai pas besoin de trad pour comprendre les lyrics de Slayer et des autres...Bref, on est passé des vieux thèmes issus du rock des 50s au fond (les filles, l'alcool, les bagnoles, en gros) à des trucs beaucoup moins « innocents » : le culte du morbide, l'appel au suicide (Suicide Solution), le satanisme. Et là, c'est grave. Si le Hellfest n'était qu'un Metalfest, je ne sais pas si on y serait allé, mais avec 7 groupes sataniques (His Shadow, ...) (pardon pour ne pas faire les distinctions Death Metal / Black Metal / Gothic,...) le Hellfest annonce bien la couleur : ce qu'on cherche, c'est en effet à organiser une fête d'enfer (dans le mauvais sens du terme). Le pire bien entendu, c'est d'avoir invité un groupe comme Cannibal Corpse, censuré en Australie, en N-Zélande et en Corée du Sud, appelant explicitement à la tuerie, au cannibalisme et aux pratiques sur des morts. Bref, dans la loi française (comme dans de nombreux autres pays) celui qui se livre à de tels appels est passible d'être traduit en justice. Donc pour (enfin !) répondre à la question : ce festival représente la porte ouverte à un tas de dérives malsaines, sataniques et même illégales. Rien de bon ne peut sortir de tout cela. Les organisateurs n'ont peut-être pas eux-mêmes conscience de ce qu'ils font, mais en tant que Chrétiens on ne peut pas se taire ni laisser faire. Nous ne nous battons pas avec les armes humaines, mais avec les armes spirituelles : la prière en particulier (catholiques, protestants, évangéliques,...). Je m'imagine que tout ceci doit être un choc culturel pour vous. Dans le milieu que je fréquente (le Réveil) on a des tas de potes qui sont d'anciens drogués, dealers, écorchés de la vie et que le Seigneur est venu chercher un beau jour et saisir avec puissance (souvent physiquement) et dont la vie a complètement changé du jour au lendemain. Je le sais, j'en fais partie !

Quel est votre objectif en mettant en oeuvre ces Jericho ?

L'objectif dans ces Jéricho (comme avant tous les concerts de Manson en France – lui, il a droit à un traitement de faveur !) c'est que le Seigneur soit glorifié et que les forces des ténèbres soient balayées. Satan a perdu la partie, il le sait mais il continuera de se battre jusqu'au bout. Pour nous c'est différent, c'est Dieu qui mène le combat : on est dans l'équipe du vainqueur. On n'est pas meilleurs que les autres : ce qu'on fait ici, d'autres le font ailleurs, évangélisant en Chine, à Cuba, ou en France dans des rave parties...

La tolérance n'est-elle pas une vertue de l'eglise catholique ?

Désolé de vous décevoir sur ce point. Vous pouvez chercher dans le catéchisme de l'église catholique ou dans la Bible tout entière. Il n'y est jamais fait mention de tolérance. Encore moins de tolérer qu'on laisse des jeunes désespérés (car il y en a un paquet, avouons-le) se tourner vers des pratiques occultes et tout ça. Une grande partie des jeunes qui vont débarquer au Hellfest ne savent même pas pourquoi ils en sont là. La vraie raison est souvent ancrée très profondément en eux, dans leur histoire : peur de ne pas être aimé, rejet du père ou de la mère, sévices sexuels dans l'enfance, familles éclatées, beau-père violent. Je m'arrête là. Ils en crèvent, de ne pas être aimés et plutôt que de se l'avouer à eux-mêmes, ils se sont tournés vers l'ultraviolence de certains groupes. Ils croient trouver une réponse, mais en fait ils finissent par être enchaînés. Quand je vois un jeune gothique, je n'ai pas peur mais plutôt de la compassion pour sa souffrance, car il faut un gros paquet de souffrance pour afficher ainsi son mal de vivre... Encore une fois, le problème, ce n'est pas les jeunes en eux-mêmes mais ceux qui les exploitent et se font du fric sur leur mal-être. On pourrait dire : ouais, mais c'est leur vie. Peut-être, mais nous, en tant que chrétiens, notre devoir est d'annoncer que Jésus est vivant, pas de tolérer que des jeunes défoncent leur vie. La vraie tolérance, c'est d'annoncer la vérité et la vérité, c'est qu'un homme est venu il y 2000 ans (des sources historiques l'attestent, même en dehors de l'église). Que cet homme a annoncé qu'il était le fils de Dieu et qu'il a donné sa vie pour nous et qu'il est ressuscité le 3° jour. Que ce Jésus est venu pour te sauver (et moi aussi !), qu'il a un plan d'amour sur ta vie et qu'il veut le meilleur pour toi. Aujourd'hui je vois des tas de jeunes se convertir, changer de vie et laisser derrière eux une vie pourrie par le sexe, la drogue, la violence. J'ai même un pote qui a été en prison pour une bagarre où il y a eu mort d'homme et qui a crié vers Dieu (qu'il ne connaissait pas) juste avant de se suicider. En fait, il a été sauvé et est toujours en vie. Il vient d'écrire un bouquin qui s'appelle : Arraché à l'enfer : la résurrection d'un toxico (Laurent Gay, Ed des Béatitudes, juin 07). Un truc qui se dévore en une soirée. C'est avec des témoignages comme ça qu'on comprend ce que Dieu fait aujourd'hui. Quand on a été touché par Dieu de cette façon-là, on ne peut plus se taire. Trop de pseudo-chrétiens du dimanche ont fait de la tolérance leur mode de vie. Au nom de la liberté, ils tolèrent tout : l'homosexualité, la pornographie, l'avortement, les drogues douces, le bouddhisme, l'islam. Bref, il n'y a pas grand-chose de chrétien dans leur vie. Ils n'annoncent pas le Christ et en font même plus contre lui que pour lui. Ces gens-là sont sur le déclin. Ils sont en passe d'être remplacés par des chrétiens radicaux (des jeunes entre 15 et 30 ans surtout), prêts à tout perdre pour suivre le Christ, et en particulier leur réputation. Ces jeunes-là portent des vêtements explicitement chrétiens, vont témoigner de leur foi et ne sont pas des planqués de la foi. Voilà ce que j'avais à dire. Soyez béni au nom de Jésus !




***

A vous de vous faire votre propre avis ^^

A plus tard pour un nouvel article et bien sur : Soyez béni au nom de Jésus ! :P
Quand les chrétiens passent à l'assaut

# Posté le dimanche 17 juin 2007 15:26

Arkhon Infaustus - Orthodoxyn

Les voila nos black metalleux français ! Arkhon Infuastus, un nom incontournable pour tous bons blackeux français qui se respectent, nous avait déjà ébloui avec le fabuleux Perdition Insanabilis et les voila de retour avec Orthodoxyn, une nouvelle bombe noire dans nos oreilles !



Les hostilités commencent avec le titre Trigrammaton, très lourd, oppressant, à l'allure d'un doom death brutal et sans concession. Et quand la musique s'emballe, dans un style beaucoup plus black/death à la fois brutal et ambiant, on retrouve avec plaisir les gorgorythmes graves donnant une atmosphère monstrueuse. Maman ! J'ai peur !

Les ambiances que nous propose Arkhon dans cet album sont magnifiques, empruntes d'horreur et de nostalgie, et couplées aux sonorités ultra brutales, le mix final donne quelque chose d'extrêmement puissant et exaltant.

Le second titre, When They Have Called, n'est pas sans nous rappeler la fabuleuse Whirlwind Journey, chanson de laquelle on ne sort pas indemne, tous autant que nous sommes. On se laisse littéralement submerger par la vague qui déferle sur nous, avec sa dose de blast furieux et des riffs en aller/retour d'une rapidité et d'une efficacité sans faille.

Magnificat Satanas, avec son intro glauque et lugubre nous surprend par la puissance rythmique qu'elle développe mais aussi par ces riffs quasi expérimentales qui se séparent de la branche black métal pour aller côtoyer d'autres contrées malsaines et putrides. L'ambiance sépulcrale et toujours présente, bien entendu, ajoutant ainsi à notre sentiment de malaise et d'angoisse. Il n'est vraiment pas bon d'écouter Arkhon Infaustus la nuit dans son lit, à moins d'avoir quelques affinités avec des démons, voir Satan en personne.

La chose la plus plaisante dans Arkhon c'est qu'ils assument parfaitement les deux cotés de leur musique. Ainsi la branche bourrine et parfaitement représenté comme sur Behind The Husk Of Faith où le combo nous envoi une véritable boucherie (ce n'est pas péjoratif, pas dans ce style ^^), un déboulement de double pédale incessant, des riffs très brutaux qui nous empêchent de reprendre notre respiration.
Quand à l'autre coté de la médaille, à savoir cette ambiance pesante et obscure qui émane de leur musique, elle est elle aussi représenté tout au long des chansons, même si le meilleur exemple est incontestablement le titre La Particule De Dieu, avec des paroles en français, ce qui est une première pour le groupe (il me semble). Le groupe laisse ici un peu de coté sa brutalité caractéristique pour nous fournir un titre d'une beauté morbide enchanteresse, clamant haut et fort leurs paroles impies avec toute la haine et la colère qu'ils ont pour un certain être omnipotent et omniprésent, Dieu.

Ainsi, cet album ne suit pas un fil rouge mais deux. La brute se mêle à la succube, s'unissant dans une ardente débauche de luxure, dans une cadence conservant un rythme soutenu et endiablé. Le fruit brûlant et amer de cet accouplement fantastique porte le nom d'Orthodoxyn, un savant mélange entre puissance et frisson, destruction et fantasme, oppression et noirceur, brutalité et suaveur.

Rien ne reste après le passage d'Orthodoxyn, hormis peut-être l'envie de tout détruire à son tour ou de se pendre au bout d'une corde (c'est au choix). En tout cas, un album qui ne laisse pas indemne et donc à fortiori, à ne pas mettre entre toutes les mains. C'est d'ailleurs le seul reproche que je vais faire à son sujet, c'est d'être particulièrement inaccessible pour le commun des mortels, non pas que je me considère comme l'élite, mais simplement qu'il faut avoir l'oreille aguerrie à ce genre de musique pour pouvoir apprécier, avaler et digérer cet album.



Donc, à ne pas mettre entre toutes les mains, mais les fans du genre pourront foncer et s'y donner à c½ur joie car cet album est un véritable bijou de black métal et Arkhon Infaustus de véritable monstre du genre.



Voila le myspace du groupe. Je pense que beaucoup passeront leur chemin, et ils auront tord, car ce groupe est incontestablement, dans son style, un des meilleurs groupe de métal français, si ce n'est le meilleur.

Pas de vidéo pour cet album malheureusement, mais je résiste pas a vous mettre celle de Whirlwind Journey, même si c'est sur le précédent album.

# Posté le jeudi 14 juin 2007 14:52

Marilyn Manson - Eat Me Drink Me

Voila une chronique événement. En effet il s'agit du grand retour du révérent, j'ai nommé Marilyn Manson, avec son tout dernier album, Eat Me, Drink Me.
On le savait sur la pente descendante, plus vraiment attractif et plus dans sa propre caricature qu'autre chose. Qu'en est il avec cet album, nous allons le savoir tout de suite.



Commençons d'abord par parler du contexte de cet album.
Deux choses : la première est qu'il survient après la séparation de Manson avec Dita Von Teese, et donc il constitue une sorte d'ode à l'amour malade et déçu.
La deuxième vient de l'attirance qu'a Manson pour l'½uvre de Lewis Carroll, Alice Aux Pays Des Merveilles. On y retrouve en effet de nombreuses références dans cet album. Eat Me Drink Me, le titre même, en est directement issu.

Mais attachons nous plutôt à la musique, qui constitue une fois de plus un tournant dans la carrière de Marilyn Manson.
Dès la premier chanson, If I Was Your Vampire, on ressent tout de suite que MM nous propose quelque chose de très gothique, dans un rock goth torturé et lancinant. Une des meilleure chanson de l'album, indéniablement.
Par la suite, on a droit à plus de rock et moins de noirceur, parfois même on surprend quelques passages qui frôlent le pop, d'autres qui y sont carrément. La prouesse ici est de ne jamais tomber dans le mièvre et le mielleux, comme c'est souvent le cas avec la pop. Non ici Manson utilise sa voix de manière à nous faire ressentir toute la tristesse de ses textes, sans faire de grandes envolées vocales mais restant plutôt dans des susurrements intimes, qui nous plonge totalement dans cet univers plein d'amertume qu'est Eat me Drink Me. Just A Car Crash Away, la balade de cet album en constitue peut-être le meilleur exemple.

Mais l'album ne repose pas que sur la voix, certes magnifique de Manson. Les musiciens jouent également leur rôle, avec des riffs inspirés et incisifs et, chose plutôt étrange pour un MM, pas mal de solos de guitares qui apportent une dimension technique à l'album tout en servant cet aspect plaintif et torturé.

Une chose et sûre désormais, Manson nous livre ici un bon album, donnant, comme à son habitude, de sa personne, se livrant totalement avec sincérité. Il en ressort ainsi des fêlures et des remous qui nous donnent l'impression d'être sur un fil tendu entre la vie et la mort, déambulant dangereusement tel un funambule suicidaire un simple coup de vent pourrait faire basculer. Mais on tient le coup, grâce à une prod très carrée et des chansons bien menées, et il en ressort un véritable plaisir à écouter cet album.

On critiquera peut-être un peu les relents pop qui émanent parfois un peu trop de certaines chansons, en particulier Heart Shaped Glasses, qui n'est autre que le single de l'album et qui pourra induire les gens en erreur sur la vraie profondeur de Eat Me Drink Me. Cette espèce d'éloge au nouvel amour naissant de Marilyn Manson, la petite lolita/pouf Evan Rachel Wood a en effet tendance à décevoir. Mais l'essence de cet opus et bel et bien un retour assumé vers le rock'n'roll, la fois plus brute et plus sombre que ce que la star international a pu faire auparavant.



Finalement cet album est une bonne surprise et signe bel et bien le retour de Marilyn Manson. On se laisse emporter sans rechigner dans la dépression mélancolique de ce Eat Me Drink Me aux chansons certes classiques mais qui ne déméritent pas niveau qualité mais surtout expression musicale. Finies les ambiances tellement théâtrales qu'elles en deviennent vomitives, ici on revient vers quelque chose de plus dépouillé, de plus brut, de plus pur. Ainsi, Manson se rapproche de Trent Reznor, ne l'atteint toujours pas, mais reste passionnant.



Pour finir, le myspace et comme tout le monde connait deja le clip je vous mets la pochette (pour ceux ou celles qui ne l'auraient pas vu, tapez Heart Shaped Glasses dans YouTude et vous le trouverez).




Chronique à venir :
Arkhon Infaustus - Orthodoxyn
Marilyn Manson - Eat Me Drink Me

# Posté le dimanche 10 juin 2007 14:17

Modifié le lundi 11 juin 2007 17:05