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Behemoth - The Apostasy

Voici comme promis la chronique d'un groupe brutal. Très brutal. Passé à la postérité avec l'album Demigod, un vrai chef d'œuvre du black death, le tout dernier bébé de Behemoth s'intitule The Apostasy et à la lourde tache de passer apres Demigod... Voyons voir comme ils s'en sortent.



Apres une petite intro typique du genre, toujours épique, ambiante et inutile mais somme toute plaisante, nos polonais rentrent dans le vif du sujet et a fortiori dans le lard avec le titre Slaying The Prophets Ov Isa. Tout de suite on sent que Behemoth n'a pas perdu de sa grandiloquence et de son sens du "riff qui tue". C'est un vrai plaisir que d'écouter cette première chanson qui semble être dans la parfaite continuité de Demigod. Behemoth ne perd rien, ne gagne rien, ça reste une boucherie sans nom à base de blast furieux, de riffs ravageurs et de cris grognons. On sent presque une influence Nilesque (on en parlait y'a pas longtemps ^^) avec une vraie agression d'entrée de jeu, de quoi nous faire lécher les babines pour la suite du cd.

Babines qui finiront bien vite rongées tellement la furie qui se dégagent des autres titres reste soutenue, nous tenant en haleine et surtout nous donnant envie de tout exploser ! J'aime vraiment Behemoth pour ça. Leur musique déclenche en moi une sorte de pulsion destructrice insoutenable et je me vois dans mon esprit bastonnant de l'humain à coup de trait d'ombre, d'immolation et de marcheur du vide (alala, WoW quand tu nous tiens...).

Même si le tempo se ralentit quelque peu sur At The Left Hand Ov God, ce n'est que pour nous surprendre dotant plus et ce n'est pas un moment de répit, loin de là ! Au contraire la puissance écrasante de cette rythmique pachydermique donne une puissance monstre à la chanson et nous sert violement les tripes jusqu'à les faire exploser avec...

Kriegphilosophie. Ce titre est d'une brutalité démesuré, d'une violence innommable. Tellement quelle en devient presque imbuvable... attention, vous me voyais en train de dire que le brutal c'est pas bien ! C'est pourtant le cas sur cette chanson qui n'apporte pas grand-chose à part un déluge de brutalité déstructuré, incompréhensible et insipide. Tres banal ... le brutal pour le brutal non merci.

Heureusement le groupe se rattrape par la suite avec Be Without Fear qui nous remet une claque dans la tête qui fait du bien avec une rythmique qui envoi la sauce tartare et un chant énorme et agressif qui donne une impulsion folle à ce titre. Il en devient presque dansant si somme toute il est possible de danser sur les blast beat. En tout cas : A voir en live ! Et à voir en boite (ça c'est moins sur)

Autre titre à retenir sur cet album, Pazuzu. Avec son nom qui pourrait faire rigoler, on ne rigole pas du tout au final. L'ambiance très true black métal se mêle à des riffs slayeriens digne de Mr King, d'une rapidité hallucinante. Bien sur la batteuse suis, mais est ce bien utile de le préciser... En tout cas un titre qui envoi le steak (pour aller avec la sauce tartare de toute à l'heure).

Enfin pour finir de nous achever, la tête dans les genoux, le titre Christgrinding Avenue vient mettre le dernier coup de pilon. Massive et ambiante, elle met un point final magnifique à cet album.



Alors que retenir de ce dernier opus de Behemoth. D'un coté des titres "mouais" tel que Kriegphilosophie ou encore Arcana Hereticae ou même Libertheme, peu inspirés qui font bien pale figure à coté de titre énormisimes.
Mouais + Enorme = Bon. Voila, encore un bon album pour Behemoth qui enchaîne sans faillir et surtout sans ramollir. Avec ça, ce n'est pas demain la veille qu'on dira que les polonais sont mous du slip.



Bon, sur cette conclusion plutôt nulle je vous laisse avec le myspace

Sur ce, Prometherion live
# Posté le jeudi 02 août 2007 15:27

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