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Nile - Ithyphallic

Yep la ! Ça fait un bail !!!
Oui en effet, avec ces vacances je prend plutôt mon temps pour les chroniques, et donc je laisse un peu ce blog comme qui dirai à l'abandon.

Mais rassurez vous, je reste malgré tout sur le vif des grosses sorties et aujourd'hui c'est au dernier opus de Nile, intitulé Ithyphallic, que je vais m'intéresser.



Le groupe du fameux Karl Sanders, connu pour son atmosphère emprunte d'Égypte antique, se dote maintenant d'une large discographie avec des albums tous plus ou moins similaire au niveau de la ''pâte'' du groupe.

Et bien avec ce nouveau cd, pas de changement majeur. On retrouve toujours le bon vieux Nile qui envoie du bois, avec des riffs à la fois gras et rapides et une rythmique tonitruante. Un (très) bon brutal death technique des chaumières.

Pour rentrer plus dans le détail et pour parler aux connaisseurs de la disco de Nile, il semblerait malgré tout que cet album revient quelque peu vers un Amongst The Catacombs Of Nephren-Ka ou un Black Seeds Of Vengeance plutôt qu'un Annihilation Of The Wicked.
Pour être plus explicite, ceci se caractérise par une sorte de retour à la puissance brute des débuts qui avaient laissée place à une popote certes brutale mais un chouïa linéaire. Ithyphallic joue sur les reliefs, tenant en équilibre sur la frontière entre un brutal death ultra rapide et des ambiances plus lourdes, le tout saupoudré d'une touche Egyptienne de bonne aloi.
Ainsi, l'ambiance ''péplum'' et de retour, avec toute sa grandiloquence, et qui donne un Nile cet aspect si particulier qu'ils avaient un peu perdu dans les derniers albums.
La batterie martèle incessamment alors que les guitares résonnent de toutes leurs cordes, nous engloutissant dans une extraordinaire violence. La brutalité exacerbé de cet opus et particulièrement prenante, et on ne peut que subirent impuissant les flots de riffs ravageurs et les nuées de blast hors normes tel les 7 plaies d'Egypte s'abattant sur notre veine et feinte quiétude.

Chaos, sauvagerie, haine. Nile ne fait pas de demi mesure, et nous délivre un brutal death intense qui ne s'embarrasse pas de refrain ou autre structure. Ici les idées fusent à la vitesse des doigts de Karl ce qui nous donne des chansons dénuées de toute structure, revenant à une sorte de barbarie primaire qui se joue de l'intellectualisme et du préconçu, aboutissant à une hystérie puissante et sans faille.

Nile nous sert ses tripes dans un plateau, nous laissant un arrière goût prononcé de morbide et de menacent. Des tempos sinistres et hypnotiques se mêlent à des vocaux plus syncopés que par le passé redonnant dotant pus d'agressivité à cet album déjà bien violent.



Mais malgré ces petites innovations, Ithyphallic reste du pur Nile de chez Nile, en gros du brutal death ulttra technique et ultra violent qui vous met une grosse claque. La dose ''Egypte antique'' n'a pas disparue, pour notre plus grand plaisir, et Nile, même si ils ne surprennent plus, confirment une fois de plus avec un album qui d'après moi est meilleur que les précédents, plus abouti, plus dur et plus épique.



Voila pour cette chronique. Comme d'habitude je vous laisse avec le myspace du groupe et je vous donne rendez vous pour la prochaine chronique dans quelques jours. Il s'agira du dernier album de Behemoth, The Apostasy.
Nile - Ithyphallic
# Posté le lundi 30 juillet 2007 07:49

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