En effet, welcome to Resurrection, le quatrième album de Chimaira.
Alors inutile de présenter ce groupe, il fait maintenant parti des incontournables et des valeurs du métal. C'est donc avec la plus grande joie que je vous propose la chronique de cet album riche en intensité, en émotion et en brutalité.
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet quelques petites informations sur les changements qui concernent la grosse machine Chimaira.
Premièrement, sur cet album on retrouve Andols Herrick le premier batteur du groupe, remplaçant Kevin Talley.
Deuxièmement, le groupe n'est plus chez Roadrunner mais a signé chez Nuclear Blast, une autre grosse boite de prod.
Parlons maintenant de la musique, ce qui nous intéresses beaucoup plus ^^.
Et bien il se trouve que Resurrection suit le chemin qui a été tracé par le précèdent album mais en enfonçant encore plus ses empreintes avec un métal toujours thrashy mais plus complexe et plus recherché.
Premier indice qui me fait dire ça, la longueur des chansons. En effet, elles avoisinent pratiquement toutes les 4 minutes, allant même jusqu'à près de 10 minutes pour "Six".
Mais ici longueur n'est pas synonyme de lassitude, loin de là. Toutes les compos sont très travaillées, avec des structures originales. Ici oubliez les ennuyeux intro – couplet – refrain – couplet – refrain - ..., Chimaira nous fait dans la complexité, mais tout en gardant une cohérence ce qui fait que l'on se laisse porter par la musique. Il se pourrait que "Six" (encore elle) soit le meilleur exemple illustrant cette assertion.
Mais rassurez vous, les autres titres ne sont pas en reste, toujours dans la continuité, la fin d'une chanson constituant le plus souvent le début de la précedente, ce qui donne à cet album une homogénéité parfaite et permet à l'auditeur de l'écouter comme du "petit lait" ^^.
En ce qui concerne les questions plus techniques, je pense que vous ne serai pas surpris d'entendre (ou de lire plus exactement) que les membres de Chimaira ayant déjà largement fait leur preuves confirme une fois de plus leur potentiel hors du commun avec des riffs faisant souvent mouche (pour ne pas dire toujours). Un petit doute tout de même sur le batteur qui réintègre Chimaira et qui aurai peut être un peu les chocottes de se substituer au fabuleux batteur de Dying Fetus. Pas toujours évidant de remplacer un batteur de brutal death, surtout au niveau de la vitesse.
Et bien pas de souci pour notre bon Andols qui se balade littéralement dans tous les registres rythmiques. Que ça soit blast beat, mid tempo, double pédale, break, et j'en passe, il envoi la sauce à chaque fois et parvient sans problème à faire oublier le changement de batteur.
La musique que nous propose les ricains de Cleveland est au final redoutable d'efficacité et de savoir-faire.
Que ça soit au niveau métallique où Chimaira distille un thrash brutal et rapide, très prenant mais surtout survoltant avec quelques petits passages en pal mute des maisons qui font ma fois bien plaisir de temps en temps.
D'un autre coté la mélodie se taille une belle part du gâteau, Chimaira travaillant beaucoup sur l'ambiance, voir la personnalité de chaque chanson, en particulier grâce à de nombreux samples et différents effets variés, allant toujours chercher du coté du sombre et du malsain, ce qui nous donne au final des chansons très sérieuses et oppressantes, et je vous le dit, quand on écoute Resurrection, on n'a pas envie de rigoler. Il faut prendre cet album comme un exutoire de notre rage et de nos tourments, un déferlement de bon métal, de TRES BON métal.
Ainsi, Chimaira est bien de retour et nous propose une fois de plus un "gros" album, qui va régaler bien entendu les fans du groupe, mais également les metalleux de tous horizons.
